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L'arp

L'ARP - société civile des Auteurs-Réalisateurs-Producteurs

Fondée en 1987 à l'initiative de Claude Berri et d'une trentaine de réalisateurs producteurs, l’ARP compte aujourd'hui près de 200 auteurs-Réalisateurs-Producteurs. Présidée successivement par Claude Berri, Jean-Jacques Beineix, Claude Lelouch, Claude Miller, Pierre Jolivet, Patrick Braoudé, Coline Serreau, Claude Zidi, Jeanne Labrune, Jean-Paul Salomé, Radu Mihaileanu et aujourd'hui par Michel Hazanavicius, l'ARP a pour vocation de défendre les intérêts économiques et moraux de ses membres. Elle s'inscrit dans la perspective de réguler au mieux l'industrie cinématographique, de défendre l'indépendance de la production cinématographique ainsi que sa diversité. A l’échelle internationale, L'ARP défend l'exception culturelle, la diversité culturelle, le droit d'auteur mais aussi la capacité de chaque pays à se doter d'une politique nationale de soutien à la création cinématographique ainsi que sa capacité à encourager la plus large diffusion possible des œuvres cinématographiques.


L’édito de Jeanne Labrune, membre de L’ARP

« A l’heure où se multiplient les modalités de diffusion des œuvres cinématographiques (Télévision Numérique Terrestre, Vidéo à la Demande, Télévision Mobile Personnelle), la salle de cinéma reste le lieu privilégié du spectacle cinématographique, mis en espace, choisi, convivial et festif. Les phénomènes de concentration dans l’exploitation cinématographique, en particulier parisienne, rendent chaque jour plus nécessaire l’existence de lieux libres, détachés des contingences commerciales et capables de proposer aux spectateurs une véritable diversité de programmation. C’est pour ces raisons que L’ARP, organisation de réalisateurs-producteurs, a souhaité il y a plus de 10 ans, exploiter un cinéma. Un cinéma comme les autres, qui programme des films Art et Essai en exclusivité, se place dans l’actualité des sorties de films pour les distributeurs indépendants et pour les spectateurs, mais aussi un cinéma différent où l’on peut regarder des films venus d’ailleurs, découvrir des genres cinématographiques peu exposés (court métrage, documentaire), un cinéma enfin, où le jeune public n’est pas une cible pour la vente de confiserie mais un public respecté pour lequel une programmation et des animations sont construites. Pour une association de réalisateurs, avoir trois écrans, c’est, dans un univers de « dématérialisation » des films et de « consommation de programmes », maintenir un ancrage physique du cinéma et créer un lieu ouvert où peuvent se rencontrer ceux qui regardent et ceux qui font, dans les salles ou dans l’espace du bar-restaurant. C’est aussi réunir, sous un même toit, des salles de cinéma et les bureaux de L’ARP, lieux de combat politique pour la diversité cinématographique, la pluralité des acteurs de la filière (salles indépendantes, distributeurs indépendants) et le développement de la cinématographie française et européenne. »