CINÉMA LE BAL : WILL GO UNDERGROUND

CINÉMA LE BAL : WILL GO UNDERGROUND


NEW YORK ANNÉES 50 - MARDI 13 NOVEMBRE – 20H

Du street cinema à la libération des formes du début des années 60, cette séance aborde différentes tentatives de dessiner, dans les années 50, une nouvelle géographie urbaine de New York, de Harlem à Time Square en passant par la 3e avenue et Brooklyn. Du document à l’expérimental, chaque film cherche à saisir un flot éphémère de sensations, d’impressions fugitives : jeux de rue des enfants dans le quartier hispanique d’Harlem (Helen Levitt), rituels des immigrants lituaniens à Williamsburg (Jonas Mekas), métro aérien de la Troisième avenue, bientôt détruit (Stan Brakhage), voyageurs entassés, filmés avec les couleurs flamboyantes du Kodachrome et accompagnés par la musique de Duke Ellington (Pennebaker), recherches visuelles imprégnées d’une empreinte cubiste et dadaïste (Thompson), pulsions scopiques générées par les enseignes lumineuses anamorphosées (Hugo). Le cinéma se fait alors rythme pur, et génère des nouvelles visions de la ville.


In the Street de Helen Levitt, États-Unis, 1948, 16mm, n&b, son, 16'

Williamsburg de Jonas Mekas, États-Unis, 2003, 16mm, coul., son, 15'

Daybreak Express de Donn Alanz Pennebaker, États-Unis, 1953, 16mm, coul., son, 5'

The Wonder Ring de Stan Brakhage, États-Unis, 1955, 16mm, coul., sil., 4' 00

N.Y., N.Y. de Francis Thompson, États-Unis, 1948-1958, vidéo, coul., son, 15' 36

Jazz of Lights de Ian Hugo, États-Unis, 1954, 16mn, coul., son, 16'


SOLITUDES - MARDI 4 DÉCEMBRE – 20H

Trente Glorieuses, société de consommation, guerre du Vietnam, lutte pour les droits civiques … le cinéma se fait caisse de résonance d’une époque, et dans la veine de la nouvelle vague, ausculte une société qui doute d’elle-même. À 10 ans d’écart, Stan Brakhage et Robert Frank filment l’ennui et la frustration le temps d’une fête, d’une journée, tandis que Jack Smith, dans l'un de ses tous premiers films, figure les contraintes de l’espace urbain par une danse dans un terrain vague, entravée par des tiges métalliques. La mise en scène contraignante des corps et de leur difficulté d’interaction se trouve portée à un degré supplémentaire dans le face-à-face proposé par Stephen Dwoskin. La solitude générée par l’anonymat est mise en jeu quant à elle de manière saisissante et amusée par Standish Lawder, film considéré par Jonas Mekas comme « l’un des commentaires les plus puissants et les plus sombres que le cinéma ait jamais produit sur la société contemporaine ».


Ok End Here de Robert Frank, États-Unis, 1963, vidéo, n&b, son, 32'

Desistfilm de Stan Brakhage, États-Unis, 1954, 16mm, n&b, son, 6' 48

Scotch Tape de Jack Smith, États-Unis, 1959-1962, 16mm, coul., son, 3'

Naissant de Stephen Dwoskin, États-Unis, 1964, 16mm, son, n&b, 14'

Necrology de Standish Lawder, États-Unis, 1970, 16mm, son, n&b, 11'25

Séance : 9,50 euros tarif plein / 7,50 euros tarif réduit